LA BASSE VISION

Du fait du vieillissement de la population, la basse vision concerne de plus en plus d’individus. En France, on estime à 3 millions, les personnes ayant une acuité visuelle qu’on ne peut plus corriger avec de simples lunettes.

Quand peut-on dire qu’une personne est atteinte de basse vision ?
Lorsque sa vision est très détériorée même après correction, c’est-à-dire lorsque :
- son acuité visuelle est inférieure à 3/10ème et supérieure ou égale à 1/20ème
- son champ visuel est inférieur ou égal à 20°
Il est à noter qu’une personne dont la vision est normale a une acuité de 10/10ème.

Quelles sont les causes de la basse vision ?
On peut souffrir de basse vision à tout âge, mais ce sont les personnes âgées qui sont le plus souvent atteintes. Certaines maladies du vieillissement, certaines malformations congénitales, certains types de diabète ou de traitements de longue durée et des atteintes du nerf optique peuvent entraîner des situations de malvoyance.

Le handicap visuel entraîne une perte d’autonomie dans les activités quotidiennes. Celle-ci peut être améliorée par des séances de rééducation et des aides visuelles. Mais trouver l’aide visuelle adéquate n’est pas chose aisée puisque chaque handicap visuel varie en fonction de la pathologie, du degré d’atteinte et bien sûr des besoins de la personne.

LES PROFESIONNELS DE LA BASSE-VISION

*L'OPHTALMOLOGISTE
C'est lui qui va chercher ce qu'il faut faire pour corriger ce que l'on peut corriger. Il va diagnostiquer le trouble visuel, la maladie oculaire, puis prescrire le remède. Pour que ce dernier vous soit le mieux adapté, il va avoir besoin de vous connaître, de savoir dans quelles circonstances la gêne est la plus grande.

*L'OPTICIEN
L'opticien conseille, détermine et conçoit des lunettes ou du matériel sophistiqué afin d'améliorer la perception visuelle. Son souci premier est d'aider les personnes dans leurs incapacités visuelles quotidiennes. Il va donc devoir repérer celles-ci, et passe la première partie de sa consultation à écouter les clients pour bien comprendre ce qu'ils veulent, ce qu'ils ont déjà et ce dont ils ont besoin. L'opticien à la recherche des meilleures solutions a besoin que son client soit acteur de sa vision.

En basse vision, il utilise tous les moyens techniques et prodigue en collaboration avec l'ophtalmologiste et l'orthoptiste tous conseils d'hygiène et d'entraînement pour améliorer la vision.

*L'ORTHOPTISTE
Lorsque les traitements médicamenteux ne donnent plus d'amélioration, que le laser a été fait et qu'une chirurgie n'est pas envisageable, l'ophtalmologiste adresse le patient atteint d'une déficience visuelle majeure à l'ORTHOPTISTE.

La prise en charge orthoptique commence par un bilan d'évaluation des capacités visuelles fonctionnelles du patient.

L'orthoptiste est alors en mesure de savoir si le travail de deuil a été effectué, si le patient est motivé pour une prise en charge de sa déficience visuelle et s'il est capable de l'assumer avec l'orthoptiste puis chez lui.

Une "rééducation basse-vision" est alors envisagée dans le but de répondre aux attentes exprimées par le patient et de lui rendre une autonomie dans ses activités quotidiennes (lecture, travaux ménagers, ...)…

*LES AVJISTES
Les instructeurs en activité de la vie journalière ( AVJistes) et les ergothérapeutes ou ergonomes peuvent faciliter vos gestes quotidiens par différentes techniques et matériels.


*LE PSYCHOMOTRICIEN : GERIATRE
Pour développer les facultés d'orientation et la sécurité dans les déplacements.

*LE PSYCHOLOGUE
Pour aider à l'acceptation du déficit ou du handicap, notamment par la parole et la confrontation avec d'autres malvoyants

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